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Denis Dufour
Avalanche
1995

piano
55'

92 pages
24*32 cm
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« It is the infinite variation of the states of the snow... »
« C'est l'infinie variation des états de la neige… »
Thomas Brando
Description
fr

In nineteen movements of varying lengths and moods, this piece invites us on a voyage across the infinite variation of the forms taken by snow, and the rich vocabulary established by the Inuits for it since their arrival on Greenland, the continent of ice. At work in this piece is a transposition, inspired by morphologies, of a certain kind of energy onto the relationships between the physical and musical realms. This includes the evocative influence the rhythms and timbres so specific to the Inuits’ sound art – at once intimate and strange – might have. You might be surprised at how this essentially vocal and game-centered art form might influence writing for piano. But the attempt to grab hold of such moments, so fragile and fleeting in their archaism, with the piano – symbol of ultimate technical efficiency set in stone by the 19th Century – can be fun and exciting. Paradoxically, it transcends what appears old-fashioned in the stunted modernism of Romantic technology still used today in the West. It breathes unexpected modernity into the all-too-familiar world of the piano.

But let’s come back to the idea at hand, the main argument of this work. Throughout Denis Dufour’s works, water appears to have a revelatory force that pulls one in and that constitutes a subtly cogent, underlying theme, a leitmotiv, a source of inspiration. Like a kind of sap by turns boiling and calm, water soaks the inner center of a number of his pieces with a sort of archetypal energy tied to a whole range of atmospheres, references of sentimental and spiritual value, and a certain kind of egregore.

Here, the emblematic form of the snowflake, its ever-changing fragility, its symbolism loaded with purity and innocence (like that of the people met by Jean Malaurie), offers up a decisive transformation of this fundamental conduction. It’s the paradoxical mystery of fixed energy – with its sonic hazards, muffled or creaking, the “sound/ambiance” created from sleep and worry, the “white sound” at once full and empty, total color and absence of color – it’s this that we’re looking to explore within a musicality paying nonetheless discreet tribute to the footsteps that preceded it (Debussy’s own 'Footsteps in the Snow').

Structured by melodic and morphological themes, the work’s complete nineteen movements can be seen to form the layout of a crystal. A sequence of aggregated sonic cells that suggests the precise, fixed aggregates of water molecules, structured in perfect order and fragility. Tight combinatorics, in service to melodic and rhythmic developments, model themselves on their atomic sequences, paying double tribute to Rabelais-Schaeffer’s 'Paroles gelées' ['Frozen word's, TN] and to the physician Jacques Benveniste’s daring hypothesis in 'Water Memory'.

'Avalanche' suggests that beyond the fixed and perfect world of the frozen spaces of the North, pulsing movements every now and again animate the most orderly havens, bringing into being a worrying desire to be buried as well as temptations of frozen fusion. The danger of rigidity stirs anew over the researcher of oblivion as we follow the slope while climbing up it, casting over the piece an atmosphere of anxious expectation that exasperates fascination.
[Thomas Brando]

• Partly premiered (I to X) on 20 November 1995 during festival Aujourd'hui Musiques 95 – Auditorium John Cage, Perpignan
Entirely premiered on 21 May 1996 during Aujourd'hui Musiques en saison – Auditorium John Cage, Perpignan
François-Michel Rignol, piano

• Commissioned by festival Aujourd'hui Musiques
• Work composed following Gülsin Onay's request
• Dedicated to François-Michel Rignol
En dix-neuf mouvements de durées et d'humeurs très différentes, c'est l'infinie variation des états de la neige et le riche vocabulaire que les Inuits lui ont consacré depuis qu'ils vivent sur le continent de glace (le Groenland) que cette œuvre se propose de parcourir. C'est une inspiration de morphologies, une transposition d'un certain type d'énergie et de liaisons d'un univers physique à un univers musical qui opère dans cette œuvre, incluant ce que les rythmes et les timbres si particuliers de l'art sonore des Inuits – à la fois dans ce qu'ils ont d'intime et d'étrange – peuvent avoir d'influence évocatrice. On pourra s'étonner de ce que cet art essentiellement vocal et ludique puisse en quoi que ce soit influencer une écriture pianistique. Mais la tentative de faire saisir des événements fugaces et fragiles dans leur archaïsme par le piano, symbole d'un ultime aboutissement technique, figé par le XIXe siècle, peut amuser et stimuler : elle transcende paradoxalement ce que le modernisme arrêté de la technologie romantique des instruments encore utilisés aujourd'hui en occident a de désuet. Elle insuffle à l'univers trop connoté qu'est l'univers pianistique une modernité inattendue.

Revenons toutefois à l'idée-force, l'argument principal de cette œuvre. Dans l'ensemble du travail de Denis Dufour, l'eau paraît avoir une force de révélation, d'entraînement et constitue une thématique sous-jacente subtilement prégnante, un leitmotiv, un berceau d'inspiration. Sorte de sève tour à tour bouillonnante et tranquille, elle baigne le milieu intérieur de bien de ses œuvres d'une sorte d'énergie particulière, archétypale, liée à toute une chaîne d'ambiances, de références affectives et de valeurs spirituelles, à une certain type d'“égrégore”.
Là, la forme emblématique du cristal de neige, sa fragilité toujours changeante, son symbolisme chargé de pureté, d'innocence (à l'image de celle des peuples rencontrés par Jean Malaurie) offre une transformation décisive à cette conduction fondamentale. C'est le mystère paradoxal de l'énergie figée – avec ses aléas sonores d'étouffements et de crissements, "son/ ambiance" faite d'endormissement et d'angoisse, "son blanc" à la fois plein et vide, couleur totale et absence de couleur – qu'on se propose d'explorer dans une musicalité qui rend discrètement hommage aux pas qui l'ont précédé ('Des pas sur la neige', ceux de Debussy).

On retrouvera par ailleurs dans la structuration par thèmes mélodiques et morphologiques le plan d'un cristal complet que parcourt l'ensemble des dix-neuf mouvements de l'œuvre. Une chaîne de cellules sonores agrégées qui fait songer à l'agrégat précis et figé des molécules d'eau, agencées dans un summum d'ordre et de fragilité. Des combinatoires serrées, servant les développements mélodiques et rythmiques, prennent modèle sur ses séquences atomiques, rendant à la fois hommage aux 'Paroles gelées' de Rabelais/Schaeffer et à l'audacieuse hypothèse de la 'Mémoire de l'eau' du physicien Jacques Benveniste.

Enfin Avalanche suggère qu'au-delà de l'univers figé et parfait des espaces glacés du grand Nord, des mouvements pulsionnels animent de temps à autre les paradis les plus ordonnés, et font surgir d'inquiétants désirs d'ensevelissement, des tentations de fusion glacée. Le danger de fixité qui guette le chercheur d'oubli se ranime, à mesure qu'on suit sa pente en la remontant, et fait planer sur l'œuvre un climat d'attente inquiète qui exaspère la fascination.
[Thomas Brando]

• Création des mouvements I à X le 20 novembre 1995 lors du festival Aujourd'hui Musiques 95 – Auditorium John Cage, Perpignan
Création intégrale le 21 mai 1996
lors de Aujourd'hui Musiques en saison – Auditorium John Cage, Perpignan
François-Michel Rignol, piano

• Commande du festival Aujourd'hui Musiques
• Œuvre composée à la demande de Gülsin Onay
• Dédiée à François-Michel Rignol

Credits

  • Edited by Maxime Barthélemy
  • Engraving: Tomonari Higaki
  • Layout: Facundo Llompart
  • Proofreading: Denis Dufour
© S. Berg

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Denis Dufour
About
fr
With his morphological and expressive approach to sound, Denis Dufour works on pieces in a state of constant renewal, on ideas that are specific to each piece. The resultant work is like a large fresco in which no themes sound alike, one goes through varied and breathtaking soundscapes, appreciating the sheer imagination though the consistency of his style. By deliberately but effortlessly having his music open to all sounds, Denis Dufour’s approach is that of liberty, independence and diligence. His craftsmanship, very French, is exquisite and mastered; every second of sound is enveloped by a supra-conscious ear, so that his work contains no trace of automatic tools.

Find his complete works at Maison ONA —nearly 200 instrumental, vocal, mixed music and electroacoustic works released successively.
Avec son approche morphologique et expressive du son, Denis Dufour élabore des œuvres toujours renouvelées car portées par des projets à chaque fois singuliers. En résulte un catalogue qui sonne comme une vaste fresque dont aucun motif ne se ressemble, englobant des paysages variés et prenants, une mosaïque de sonorités, de pensées et de couleurs qui permettent d'apprécier autant son imagination que la cohérence de sa démarche. En ouvrant délibérément mais avec naturel sa musique à tous les sons, Denis Dufour œuvre avec liberté, indépendance et rigueur, et avec un souci de l'artisanat si fin qu'il se fait oublier.

Retrouvez chez Maison ONA l’intégralité de son œuvre musicale —instrumentale, vocale, mixte et sur support— soit près de 200 opus progressivement disponibles.