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Gérard Pesson
Catch sonata
2016

clarinet, violoncello & prepared piano
12'

44 pages
32*24 cm
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« Composing is nothing other than prolonging the work of listening. »
« Composer n’est rien d’autre que prolonger le travail de l’écoute. »
Gérard Pesson
Description
fr

This “sonata” — a word which should above all be understood its original acceptance, 'sonare' : to sound (an instrument), hence to make sound together — is composed of three movements, or rather “moments", connected to each other in a 'fast-slow-fast' form. A form which in truth will be upset by elements of each moment making their way into the others in a back-and-forth movement.

 The German title of these three “moments” are simply, and symmetrically, 'Fort – Da – Fort'. A reference to the « reel game » described by Sigmund Freud as he observed his grandson W. Ernest (1914-2008, a future psychoanalyst) playing with a yoyo. 'Fort / Da' were the young child's first words as he mimicked, with this compulsive reeling in and out of the toy, a symbolical departure and return of his mother (away / here). Freud theorized that the child was using the game to reenact his trauma.
 
The back-and-forth in this “sonata” perhaps also figures the anxiety one might experience in attempting to catch the musical idea and immobilize its flow so as to observe it, thus keeping at bay yet another traumatical experience : that of an idea which resists being caught and withdraws. Back-and-forth also (and perhaps essentially) represents the exchange of timbre at work between the three instruments : thus at the very beginning the primitive, clear, pure, “innocent” sound from the prepared piano, into which slides the clarinet, requiring the cello to become a kind of wind instrument. Back-and-forth is furthermore quite literally the lateral movement of the damper pedal's hammer mechanisms which instantly transforms a bell into a woodblock.

A near-motionless tempo, a tune of few notes : this is the utopia of music imprisoned in its own (and doubtless vain) enchantment — 'Fort' music. To which the dark rumbles of 'Da' music respond with churning drums, scales, furious marches, and very sudden changes in temperature. Finally, 'Fort II' (the third “moment”) is all timbre, phrase, and rhythm shattered into figures so intimate that they can co-exist without needing to listen to one another. Silence and blurring out mimick the music's presence / absence : the reel game returns.
[Gérard Pesson]

• Commissioned by Westdeutscher Rundfunk & ProQuartet
• Premiered by Trio Catch, on 23 April 2016 – Saalbau Witten, Festsaal during Wittener Tage für neue Kammermusik
• Dedicated to Misael Gauchat
Cette “sonate” — mot dans lequel il faut surtout entendre le verbe originel 'suonare' (jouer ensemble, faire sonner) — est composée de trois mouvements, ou plutôt trois “moments” enchaînés en un vif-lent-vif, découpage d’ailleurs perturbé par le fait que des éléments de chaque moment sont présents dans chaque autre en un mouvement d’aller-retour.

Le titre allemand de ces trois “moments” sont tout simplement et symétriquement : 'Fort – Da – Fort' qui renvoie au « jeu de la bobine » décrit par Sigmund Freud quand il observait son petit-fils, W. Ernest (1914-2008 — futur psychanalyste), jouant au yoyo. 'Fort / Da' étaient les premiers mots de ce très jeune enfant mimant symboliquement par ce mouvement compulsif de la bobine au bout de son fil, l’éloignement ou le rapprochement de sa mère (partie / là). Freud théorise alors que c’est un traumatisme que l’enfant répète par ce jeu.

Le va-et-vient dans cette “sonate” pourrait aussi être la traduction de l’anxiété à saisir (to catch) l’idée musicale, à immobiliser son flux pour observation, à conjurer cette autre expérience de traumatisme qu’est l’idée qui se refuse et s’éloigne. Ce va-et- vient est aussi et surtout le résumé d’un échange de sons entre les trois instruments : tout part d’un son primitif, clair, pur, “innocent” du piano préparé dans lequel le son de la clarinette se glisse, le violoncelle doit à son tour devenir une sorte d’instrument à vent. Le va-et-vient est enfin le mouvement latéral du mécanisme des marteaux provoqué par la pédale de sourdine qui transforme instantanément une cloche en un woodblock.

Le tempo presque arrêté, le chant sur quelques notes, c’est l’utopie de la musique prisonnière de son propre (et sans doute vain) enchantement — la musique 'Fort'. Les grondements de la musique 'Da' lui répondent avec ses tambours, ses échelles, ses marches furieuses, ses changements de températures très soudains. Enfin 'Fort II' (le 3e “moment”) est le timbre, la phrase, le rythme pulvérisé en figures qui voisinent sans avoir besoin de s’écouter, tant elles se connaissent. La présence / absence de la musique est mimée par le silence et l’effacement : retour du jeu de la bobine.
[Gérard Pesson]

• Commande de la Westdeutscher Rundfunk & de ProQuartet
• Création par le Trio Catch, le 23 avril 2016 – Saalbau Witten, Festsaal à l'occasion de Wittener Tage für neue Kammermusik
• Dédiée à Misael Gauchat

Credits

  • Edited by Misael Gauchat
  • Translation: Edward J. P. Williams & Elena Andreyev
  • Notice layout: Maxime Barthélemy
  • Proofreading: Gérard Pesson

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Gérard Pesson
About
fr
Gérard Pesson's music is a radiography of musical gestures and rhythms, which he scrutinises with a fascinatingly refined evocative power. Within his music, the quest for the marvelous stirs up a surge of the mind, striking like a sound fit of involuntary memory.
– Ramón Lazkano

Find the complete works, dating from 2014 to future pieces, at Maison ONA.
La musique de Gérard Pesson est une radiographie des gestes et des rythmes musicaux, qu’il scrute avec une puissance évocatrice au raffinement fascinant. En elle, la quête du merveilleux provoque le surgissement, qui frappe telle une mémoire involontaire sonore.
– Ramón Lazkano

Retrouvez chez Maison ONA l’intégralité de ses œuvres composées depuis 2014 et à venir.